En février 2024, Jean-Louis Brochen, époux de Martine Aubry, a été visé par une enquête pour délit de fuite après avoir grièvement blessé une automobiliste. La justice a classé l’affaire, laissant la plaignante et la victime chercher à comprendre, comme rapporté par Mediapart.
Le 19 février 2024, Jean-Louis Brochen, époux de Martine Aubry, a été impliqué dans un accident grave sur une route à Lille. Selon Mediapart, la victime, une conductrice, a été lourdement blessée à la tête après que le SUV au volant de Brochen ait raté un virage et percute un autre véhicule de plein fouet. L’ancien bâtonnier, pris de panique, s’enfuit, provoquant l’ouverture d’une enquête pour délit de fuite et blessures involontaires, laissant ce jour marqué par un grave incident.
Lors de l’enquête sur l’accident, le policier chargé des investigations a découvert que le SUV impliqué appartenait à Martine Aubry, socialiste et maire de Lille avant sa démissionnée au début d’année 2025. Ce matin-là, son époux, Jean-Louis Brochen, était au volant. L’enquête express n’a duré que quelques semaines. Malgré 30 jours d’ITT pour la victime souffrant de graves lésions oculaires touchant la cornée, l’affaire a été classée sans suite, illustrant la complexité et la rapidité des procédures judiciaires dans ce type d’incident.
Martine Aubry : Un dossier sous tension
Dans ce dossier, la question se pose : Martine Aubry est-elle intervenue pour protéger son mari ? Selon Médiapart, l’enquête confidentielle a étrangement fuité jusqu’à l’hôtel de ville de Lille. Les auteurs de cette fuite ont reçu un simple rappel à l’ordre, et quelques mois plus tard, l’agent municipal ayant transmis le dossier de l’accident au bureau de Martine Aubry a été discrètement éconduit, comme par magie, laissant planer le doute sur les coulisses de cette affaire.
Dans ce dossier, le classement sans suite du 23 mai 2024 soulève des questions : le constat amiable entre les automobilistes n’a jamais réellement existé. Après l’accident, la victime a été contactée à la demande de la procureure de Lille pour la rédaction de ce constat amiable, mais la jeune femme a contestée la proposition et refusé la prestation, comme rapporté par Médiapart. Il était essentiel de comprendre que l’enquête devait avancer et que la justice puisse passer, illustrant les limites et les ambiguïtés d’un constat amiable inexistant.
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Contacté par Médiapart, Jean-Louis Brochen a reconnu qu’aucun constat amiable n’avait été établi. Pourtant, le parquet de Lille a décidé de classer sans suite le dossier, malgré un élément factuellement inexact. Lors de son audition libre, l’ex-bâtonnier a admis être l’auteur des blessures involontaires infligées à la jeune femme, mais a nié formellement le délit de fuite, laissant planer le doute sur la transparence et la rigueur de cette procédure impliquant Martine Aubry.
Martine Aubry : Un accident qui choque
Lors de l’accident, Jean-Louis Brochen a renversé un feu tricolore, endommageant un véhicule et blessant une victime, une jeune femme dont le visage en sang a été marqué par l’explosion de sa vitre. Naturellement, il est parti, laissant derrière lui des dégâts, tandis qu’un couple témoin a rapidement secourue la victime. Cette situation a créé une forte inquiétude autour de Martine Aubry, révélant l’impact humain et médiatique de cet incident.
Depuis le classement sans suite, la procureure Carole Étienne a été mutée à la cour d’appel d’Angers. Contactée par Médiapart, elle a refusé toutes les demandes d’entretien. La victime dénonce une injustice et ne comprend pas comment l’enquête a été menée. En droit pénal français, celui qui commet un accident avec blessures involontaires entraînant une ITT de 30 jours, aggravé par un délit de fuite, risque jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende, montrant la gravité de la conduite irresponsable et les implications judiciaires qui touchent indirectement Martine Aubry.